Positionnement face aux situations difficiles

CONTEXTE

Travailler dans un établissement ou service social et médico-social n’est pas sans conséquence sur les professionnels qui y exercent. En effet, la proximité quotidienne avec des personnes en souffrance peut à terme avoir des conséquences sur les professionnels les accompagnant. De plus, des tensions peuvent apparaitre entre les membres d’une même équipe. Les représentations et les postulats éthiques de chacun peuvent entrer en tension et devenir source de conflit.

Ces différentes postures sont inhérentes à la professionnalité de chacun de par la formation reçue. En effet, celle-ci a un impact sur la représentation du lien avec les personnes accompagnées. Mais ces représentations sont aussi personnelles et fondées au gré des histoires de vie de chaque individu.

Construire des repères communs quant à l’accompagnement des personnes parait indispensable afin que les conflits entre professionnels ne prennent pas le pas sur les besoins des personnes accompagnées.

OBJECTIFS

  • Contextualiser l’activité professionnelle dans le secteur
  • Construire des repères sur le caractérisation : professionnelle/non professionnelle
  • Appréhender les enjeux des désaccords au sein d’une équipe professionnelle
  • Améliorer le repérage des situations de maltraitance et intervenir de manière appropriée
  • Redéfinir une éthique de l’accompagnement

CONTEXTE

La diversité accrue des profils des personnes accompagnées par les ESSMS, la diversification de l’offre de service, la raréfaction des temps d’échanges, entre professionnels, dédiés aux pratiques, ainsi que les nouveaux modes  d’organisation sont autant de facteurs qui influencent les modes  d’accompagnement et de travail.

Les professionnels de l’action sanitaire, sociale et médico-sociale éprouvent alors des difficultés à discerner leur périmètre et légitimité d’intervention entre l’accompagnement social, l’éducatif, le soin psychique et somatique. Ces difficultés peuvent avoir des répercussions sur les personnes accompagnées.

Le CREAI propose une formation adaptée à votre contexte particulier, pour que chaque professionnel puisse contribuer à l’analyse de son activité et à celle de ses pairs. Cela permet aux participants de témoigner de leurs expériences dans une logique de reconnaissance professionnelle, d’amélioration de la qualité de vie au travail et de l’accompagnement des personnes.

 

OBJECTIFS

  • Expérimenter une méthodologie d’analyse de l’activité
  • Donner du sens à son activité et savoir s’en servir pour améliorer les situations de travail
  • Faire cohabiter des logiques d’action différentes et travailler son positionnement dans l’intervention

CONTEXTE

Les professionnels des ESSMS font face à des actes de transgression de la part des personnes qu’ils accompagnent. Ces transgressions peuvent être mineures ou majeures, ponctuelles ou permanentes, à l’égard des codes sociaux ou du règlement de fonctionnement par exemple. Le sens, les formes et les causes de ces transgressions sont diverses. Les professionnels peuvent se sentir démunis face aux agissements des personnes accompagnées et avoir l’impression que « rien n’y fait » voire que « rien n’est fait » pour y remédier.

L’évolution des situations de handicap des personnes accompagnées par les ESSMS avec davantage de troubles associés (troubles psychiques, du comportement,…) demande d’adapter les réponses faites suite à une transgression. Elles doivent tenir compte du sens de l’acte, de la souffrance psychique et de la capacité d’élaboration de la personne. Un changement face aux pratiques éducatives classiques est souvent nécessaire, afin d’inscrire ces réponses disciplinaires dans une démarche de prévention de la récidive et de promotion de bientraitance.

OBJECTIFS

  • Analyser le sens des actes et les besoins des personnes accompagnées dans le cadre des transgressions
  • Savoir adapter sa réponse professionnelle face à la problématique de la personne accompagnée
  • Construire un cadre adapté aux personnes accompagnées via le règlement de fonctionnement

CONTEXTE

Démarche fondée sur la prise de conscience de ce qui facilite ou entrave la communication, la Communication Non Violente constitue un puissant moyen de prévenir et de transformer les conflits et la violence.

Par l’apprentissage et l’intégration du processus CNV développé par Marshall B. Rosenberg, Docteur en psychologie clinique, il est possible, dans les situations de désaccord et de conflit, de maintenir le dialogue pour rechercher entre les protagonistes une solution créative de coopération.

Une telle formation est utile aux professionnels confrontés à des tensions avec un collègue, un cadre, une personne accompagnée, un proche de personne accompagnée ou un partenaire.

OBJECTIFS

  • Améliorer l’atmosphère générale au sein des établissements et services en instaurant un climat de bienveillance et de respect
  • Prévenir ou résoudre les conflits et/ou faire baisser la violence
  • Renforcer la coopération dans les équipes et les projets, donner du sens à la contribution de chacun

CONTEXTE

Les professionnels font face à des situations-problèmes de plus en plus diversifiées et parfois plus aigües. Parmi ces situations difficiles, celles où surgissent des tensions, des conflits, de l’agressivité ou de la violence de la part des personnes accueillies ou de leur entourage augmentent, dans un contexte où le traitement de ces difficultés se veut plus attentif aux droits des usagers et à leur bientraitance.

Cette augmentation peut relever de phénomènes tels que l’accentuation ou le cumul des pathologies présentées par les personnes accompagnées et l’évolution des formes d’expression du mal être des personnes. Elle peut aussi résulter des conditions d’accueil inadéquates, de difficultés dans la relation d’aide, d’inadaptation des projets d’établissement ou service, de mauvaises conditions de travail ou bien encore de l’insuffisance des formations du personnel.

La violence des personnes accompagnées peut se manifester entre elles, se retourner contre elles ou s’exercer envers les personnels des structures. Ceux-ci peuvent être atteints émotionnellement et physiquement et désemparés pour élaborer des réponses pertinentes, que ce soit lors d’intervention à domicile, d’un accueil au guichet ou d’un séjour en établissement. Ces réponses constituent l’élément majeur d’une prévention de la maltraitance.

OBJECTIFS

  • Gagner en sérénité et en marge de manœuvre en situation tendue
  • Développer ses capacités d’analyse des violences manifestées
  • Susciter et vivre la coopération et la confiance
  • Acquérir des savoirs et savoir-faire permettant de prévenir, désamorcer et traiter les situations tendues ou violentes

CONTEXTE

Une évolution culturelle rend le corps social plus sensible aux situations de violence et les professionnels plus attentifs aux risques de violence, que ce soit entre personnes accompagnées par un ESSMS, de la part de professionnels à leur encontre, ou vice versa, et qu’il s’agisse de violences individuelles ou collectives.

Plusieurs textes juridiques sont venus consolider cette vigilance. La loi du 2 janvier 2002 promeut le respect des droits et la dignité des personnes accompagnées par un ESSMS et renforce des obligations à même de constituer des éléments de prévention à l’égard des violences. Un plan de lutte contre la maltraitance a été mis en place et l’ANESM a publié des recommandations de bonnes pratiques sur ces questions.

Ainsi, se développent un souci et des outils de prévention, de repérage et de traitement de la maltraitance, de même que l’idée de promouvoir plus largement une culture de la bientraitance, que ce soit lors d’intervention à domicile ou au sein des établissements.

OBJECTIFS

  • Développer les attitudes, outils et les procédures permettant d’éviter la survenue de situations de maltraitance
  • Améliorer le repérage des situations de maltraitance et intervenir de manière appropriée lorsque surviennent des maltraitances
  • Traiter les situations de maltraitance et soutenir les victimes
  • Intervenir à l’issue d’une situation de maltraitance pour rétablir les conditions d’une bientraitance des personnes accueillies

CONTEXTE

Les responsabilités et les tâches que doit assumer l’encadrement pour éviter la survenue de maltraitances à l’encontre des personnes accompagnées se sont accrues ces dernières années. De même, le traitement d’une maltraitance suspectée ou avérée exige plus que jamais un grand professionnalisme.

Plusieurs textes juridiques sont venus consolider cette vigilance ; un plan de lutte contre la maltraitance a été mis en place et les obligations de signalement des évènements indésirables ont été précisées et renforcées. La HAS a publié des recommandations de bonnes pratiques sur ces questions, notamment sur la mission du responsable d’établissement et le rôle de l’encadrement.

Il importe qu’en parallèle de la formation des personnels, les cadres disposent de temps de formation spécifiquement dédiés à ces thématiques complexes, leur permettant d’élaborer une stratégie globale de prévention et de traitement de la maltraitance.

OBJECTIFS

  • Développer l’analyse des risques de maltraitance
  • Organiser la prévention de la maltraitance
  • Faire face de manière adaptée à une maltraitance suspectée ou avérée
  • Développer une gestion de crise cohérente

CONTEXTE

Les politiques sociales peuvent contenir des objectifs qui entrent en contradiction avec d’autres politiques publiques, par exemple autour des questions de prévention et de sécurité ou d’éducation et de répression. Les contextes sociaux dans lesquelles se déploient les politiques contiennent des paradoxes entre les fins et les moyens, les intentions et les réalités. La mission des ESSMS est elle-même porteuse de tensions entre impératifs antinomiques, notamment entre autonomie et protection ou missions des professionnels et volonté des personnes accompagnées.

Les professionnels sont ainsi régulièrement confrontés à d’importants dilemmes dans leur pratique et à des difficultés de positionnement au cœur de la relation d’aide qu’ils instaurent avec les personnes accompagnées.

Ces difficultés invitent à mettre en œuvre, au sein des structures, une démarche de réflexion éthique permettant d’interroger ce qui fonde l’action des professionnels au quotidien, de manière à dégager et assumer, face à des situations complexes, des positions responsables, au niveau individuel et collectif.

OBJECTIFS

  • Acquérir des connaissances et outils de réflexion éthique
  • Mettre en place une démarche de réflexion éthique interne facilitant le positionnement dans des situations difficiles et élaborer des repères partagés

CONTEXTE

Les professionnels du travail social, de l’action éducative et du soin sont régulièrement confrontés à d’importants dilemmes dans leur pratique et écartelés entre des valeurs contradictoires. Ces difficultés nécessitent qu’il existe au sein des structures des espaces de réflexion permettant de déterminer collectivement la conduite à tenir en interrogeant ce qui fonde l’action des professionnels au quotidien.

Ces espaces internes ne sont pas toujours suffisants face aux situations les plus épineuses, celles qui sont particulièrement complexes, qui comportent beaucoup d’incertitudes ou génèrent des avis très tranchés. Il est alors précieux de disposer d’instances dédiées aux questions éthiques conduisant une réflexion pluriprofessionnelle approfondie, capable d’éclairer la pratique sur des cas particuliers et de générer des repères collectifs utiles.

Construire et faire vivre un Comité d’éthique, seul ou à plusieurs structures, voire plusieurs organismes gestionnaires, constitue une ressource pour dégager et assumer, face à des situations complexes, des positions responsables, au niveau individuel comme au niveau collectif.

OBJECTIFS

  • Concevoir et mettre en place un Comité d’éthique ou une instance de réflexion éthique
  • Faire fonctionner un Comité d’éthique de manière satisfaisante dans la durée