Accompagnement et pratiques professionnelles

CONTEXTE

Le concept de bientraitance est aujourd’hui souvent utilisé dans les établissements sociaux et médico-sociaux sans que ses contours et ses enjeux soient toujours clairement identifiés par les professionnels.
La mise en place au quotidien d’une démarche de bientraitance demande une réflexion constante de la part des professionnels. Les représentations de chacun et les logiques contradictoires auxquelles ils peuvent être soumis nécessitent que la relation d’aide à la personne accompagnée soit régulièrement réinterrogée.
Cette culture partagée du respect de la personne et de sa singularité ne saurait se confondre ou se limiter à la prévention de la maltraitance. En effet, la place que l’on accorde à la personne, le respect de ses droits, l’individualisation de l’accompagnement, sont autant d’aspects à rendre effectifs pour être dans une démarche de bientraitance. Cette dernière s’inscrit donc dans une logique proactive, à définir au sein de chaque structure.
Le CREAI propose donc aux équipes de professionnels de s’interroger sur leurs pratiques afin de développer la bientraitance au sein de leur structure.

OBJECTIFS

  • S’approprier la notion de bientraitance
  • Connaître les évolutions actuelles en lien avec la question de la bientraitance : inclusion, autodétermination, empowerment, accessibilité
  • Acquérir des méthodes d’analyse de situation de relations d’aide
  • Envisager les droits des personnes accompagnées comme des leviers à la bientraitance
  • Élaborer des pistes d’amélioration des pratiques professionnelles

CONTEXTE

Il importe de développer la communication avec les personnes accompagnées, que ce soit pour leur transmettre des informations ou pour recueillir leurs avis. Un certain nombre de supports sont devenus obligatoires et/ou nécessaires pour outiller davantage la personne dans son dialogue avec les professionnels.
Ils sont le plus souvent pensés en termes de textes imagés mais la gamme des possibilités est potentiellement bien plus large.
Il peut s’agir de donner aux candidats à l’admission les moyens de connaître la structure à laquelle ils s’adressent (livret d’accueil), à la personne accompagnée les moyens de comprendre la structure qui l’accompagne et les règles de vie qui s’y appliquent (règlement de fonctionnement), les moyens de faire connaître leur avis ou de faire valoir leurs droits (recueil de satisfaction, compte-rendu de CVS, résultats d’évaluations interne et externe…). Il est aussi
souvent opportun d’utiliser d’autres outils pour communiquer sur la sécurité, la santé, les loisirs, la vie citoyenne, etc.
Pour que ces outils remplissent effectivement leur rôle, il importe de choisir des supports appropriés (documents papiers, messages audios, vidéos, sites…) selon les messages à transmettre. La production, l’utilisation comme la forme et le contenu de ces outils doivent répondre à leur fonction communicationnelle
en étant adaptés aux attentes et capacités d’attention et de compréhension des destinataires.

OBJECTIFS

  • Acquérir des connaissances sur les principes généraux de la communication et les adaptations requises pour des publics ayant des difficultés spécifiques
  • Disposer des repères nécessaires pour améliorer les supports existants et/ou en créer de nouveaux
  • Développer la créativité collective des équipes en faveur d’une diversification des supports

CONTEXTE

La réforme de 2016 redéfinit la protection de l’enfant à partir de la prise en compte de ses besoins fondamentaux et de son développement. De manière concomitante, elle insiste sur la nécessaire sécurisation des parcours des enfants.

Ainsi, les exigences en matière d’évaluation ont été renforcées, qu’il s’agisse des évaluations initiales ou des évaluations en cours de mesure. Elles doivent avoir pour objectif d’estimer si le développement de l’enfant est, ou non, compromis. Par ailleurs, le projet pour l’enfant (PPE) reçoit une nouvelle définition et son contenu est précisé. Enfin, plusieurs mesures visent à mieux préparer la sortie du dispositif.

Le CREAI propose aux professionnels intervenant au sein du dispositif de  protection de l’enfance, qu’ils relèvent de l’ASE ou du secteur associatif, un accompagnement allant de l’évaluation de la situation au processus d’élaboration des différents écrits.

 

OBJECTIFS

  • Conduire une évaluation en protection de l’enfance
  • Co-construire le projet pour l’enfant et l’actualiser
  • Articuler évaluations régulières, projet pour l’enfant et projet personnalisé
  • Ajuster les actions mises en œuvre
  • Améliorer les écrits professionnels pour les rendre plus efficients

CONTEXTE

L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs conférés aux parents afin d’assurer la protection, l’éducation de l’enfant et de permettre son développement. Elle a pour finalité de privilégier l’intérêt de l’enfant.

Dans le cadre des mesures de protection de l’enfance, les parents restent titulaires de tous les attributs de l’autorité parentale qui ne sont pas inconciliables avec la mesure. Prendre en compte les titulaires de l’autorité parentale est donc indissociable de l’accompagnement de l’enfant : les parents sont partie prenante des actions menées à l’égard de leur enfant, sauf décision judiciaire contraire.

Ces principes sont affirmés depuis les lois de 2002 et confortés par la réforme de la protection de l’enfance de 2016. Cependant, respecter la place des parents, tout en ayant une mission de protection des enfants, peut s’avérer d’une grande complexité pour les professionnels, tant au début du placement qu’au cours de celui-ci.

Par ailleurs, lorsque le statut juridique de l’enfant ne paraît plus adapté à ses besoins, d’autres possibilités doivent être envisagées : délaissement, adoption simple ou plénière, délégation d’autorité parentale…

 

OBJECTIFS

  • Connaître le cadre juridique relatif à l’autorité parentale
  • Clarifier les rôles respectifs des parents et des professionnels dans le cadre des mesures de protection de l’enfance
  • Appréhender les évolutions possibles du statut juridique de l’enfant

CONTEXTE

Les parents, ou plus largement la famille, sont des acteurs importants de l’accompagnement à conduire auprès des personnes accompagnées dans l’ensemble du secteur social et médico-social, avec des modulations et des spécificités selon les missions des structures et le public accompagné. La législation positionne les familles comme interlocuteurs légitimes et définit les droits de ses membres.

Le professionnel intervenant auprès des familles prend place dans un jeu de relations complexes et doit trouver sa propre place. Des tensions peuvent exister au cœur de ces relations, précédant souvent le travail à conduire, mais pouvant aussi naître et/ou s’exprimer à cette occasion.

Pour créer une situation bénéfique, la situation initiale est à examiner avec attention afin de mettre en place l’accompagnement de la famille et de la personne concernée et l’ajuster au fil de son déroulement.

Les outils d’analyse peuvent être trouvés dans différentes références théoriques. L’histoire de la famille et le contexte socio-économique, culturel et environnemental sont à prendre en compte. Et bien entendu, le rapport entre professionnels et aidants familiaux est toujours à questionner selon la mission de la structure et le projet institutionnel.

OBJECTIFS

  • Comprendre les relations établies entre les protagonistes en présence
  • Comprendre les enjeux et les éléments significatifs de la situation et de l’histoire familiale et les difficultés énoncées
  • Se situer dans la relation d’aide avec les familles
  • Comprendre les points de tension et identifier les possibilités de changement
  • À l’appui d’une situation sociale proposée par le formateur
    • Aptitudes à repérer les enjeux relationnels en présence : histoire familiale, relations croisées…
    • Attitudes et conduite à tenir
    • Appuis éventuels à activer pour conduire le travail
    • Références théoriques utilisées pour l’identification et l’analyse du travail à conduire

CONTEXTE

Le secteur médico-social, comme tout domaine professionnel, a des caractéristiques qui lui sont propres. Elles ne sont pas toujours évidentes à appréhender pour des professionnels nouvellement arrivés dans ce secteur.
Ces caractéristiques concernent notamment le cadre législatif définissant les missions des structures médico-sociales, les droits des personnes accompagnées par ces structures mais également la question centrale de la relation d’accompagnement.
Les contours de cette relation d’accompagnement sont d’autant plus importants à appréhender qu’il est nécessaire de l’analyser pour adopter une posture professionnelle adaptée.
Par ailleurs, le travail en équipe est incontournable dans les structures médico-sociales. Or, ce travail ne va pas toujours de soi dans une équipe pluridisciplinaire et demande une réflexion quant à ses bénéfices, ses inconvénients et sa mise en oeuvre au quotidien.
Cette formation permettra aux professionnels des structures médico-sociales d’appréhender leurs missions tant avec les personnes accompagnées qu’avec les autres membres de leur(s) équipe(s), et ce afin de contribuer à la construction d’une posture professionnelle adaptée.

OBJECTIFS

  • Connaître les missions des différentes structures médico-sociales
  • Connaître les droits fondamentaux des personnes accompagnées
  • Comprendre l’importance d’une bonne distance relationnelle avec les personnes accompagnées
  • Appréhender les risques liés à la relation d’accompagnement
  • Être capable de proposer un accompagnement individualisé en lien avec les attentes de la personne

CONTEXTE

Une bonne connaissance des spécificités de la population accueillie fonde l’action des équipes des différents secteurs (social, médico-social et sanitaire) et constitue un préalable nécessaire à un accompagnement de qualité.
Les personnels des services généraux, administratifs et les personnels recrutés sans formation spécifique dans ces structures sont quotidiennement au contact des personnes accompagnées. Toutefois, ils ne disposent pas toujours des connaissances précises sur les situations de handicap leur permettant d’adapter leur communication et leurs attitudes aux spécificités de l’accompagnement des personnes en situation de handicap.
Cette formation leur permet d’améliorer la cohérence de leur pratique avec celle de l’ensemble de l’équipe, avec comme priorité la qualité du service
rendu aux personnes en situation de handicap.

OBJECTIFS

  • Connaître les bases de la politique sociale du handicap
  • Comprendre l’approche situationnelle du handicap
  • Se familiariser avec les différents types de handicap
  • Faciliter la relation aux personnes handicapées

CONTEXTE

La souffrance psychique connaît une grande diversité d’expression et de causes. Lorsqu’elle se manifeste par des troubles psychiques caractérisés, elle perturbe l’entourage, y compris les aidants professionnels.
Les professionnels ont à composer avec les troubles psychiques que manifestent les personnes qu’ils accompagnent, à la fois pour les protéger des effets délétères de leurs troubles pouvant les mettre en danger (repli, addictions, tentative de suicide…) et pour rendre vivable la cohabitation avec le voisinage lorsque la personne a son propre appartement ou avec d’autres résidents si la personne vit en établissement.
Or rester aidant à l’égard de la personne concernée n’est pas toujours aisé, tant les troubles psychiques perturbent la relation d’accompagnement, font courir le risque de développer des attitudes contre-productives et de contrecarrer les projets d’autonomisation et de rétablissement.

OBJECTIFS

  • Développer sa connaissance des troubles psychiques et de leurs conséquences
  • Gagner en aisance dans la relation aux personnes présentant des troubles psychiques et en efficacité dans la gestion des incidents
  • Développer sa capacité à être aidant dans un contexte de troubles psychiques de la personne aidée

CONTEXTE

L’évolution de la conception du handicap sous l’égide de l’OMS a profondément modifié le regard porté sur le handicap, en le dégageant d’un attribut propre à la personne, pour en faire la résultante de la rencontre entre une caractéristique de la personne et un environnement donné. Il s’en est suivi une approche de l’environnement en tant qu’obstacle ou facilitateur de la participation de la personne aux différentes facettes de la vie sociale.

Les législations supra nationales et nationales ont insisté sur les droits individuels et collectifs des personnes en situation de handicap en avant la
question de leur participation et de leur autodétermination et, corrélativement,
l’objectif d’une société inclusive, c’est-à-dire transformée de manière à réduire les obstacles rencontrés par les personnes handicapées.

Le terme anglais d’empowerment, difficile à traduire en français, désigne le développement du pouvoir d’agir des individus et des groupes sur leurs conditions concrètes d’existence. Il est progressivement sorti de ses contextes sociaux et politiques initiaux pour s’appliquer également au domaine des personnes vulnérables, dont celles en situation de handicap.

Le développement de la capacité et du pouvoir d’agir des personnes accompagnées par des ESMS réinterroge la posture des professionnels, leur manière de travailler, leur relation aux personnes aidées et le fonctionnement
des institutions auxquels ils appartiennent.

OBJECTIFS

  • Partager en équipe des repères communs sur les démarches d’empowerment
  • Disposer de pistes et d’outils pour accroître le pouvoir d’agir des personnes accompagnées
  • Remodeler sa relation d’accompagnement dans une logique d’augmentation du pouvoir d’agir des personnes accompagnées

CONTEXTE

L’existence d’une sexualité des personnes vulnérables et sa légitimité sont désormais bien admises. Que ce soit pour les jeunes ou pour les adultes, la place accordée à ces questions par les équipes des ESSMS s’est transformée sous l’influence de conceptions plus attentives aux libertés individuelles, de repères législatifs rappelant le droit à la vie privée, du développement du souci de favoriser l’auto-détermination des personnes, ainsi que de modifications récentes du contexte (réseaux sociaux, offre de services sexuels, revendications d’associations d’usagers dans ce domaine).

Toutefois, la prise en compte de la vie intime des personnes accompagnées soulève des questions juridiques, éthiques, cliniques et pratiques, notamment en établissement. Et les moyens ne sont pas toujours mis en place pour favoriser l’accès à une vie amoureuse et sexuelle satisfaisante et une protection contre les risques. Le positionnement des professionnels a besoin d’être alimenté par des connaissances et soutenu par l’élaboration de repères partagés face à une question impliquante.

OBJECTIFS

  • Se sentir plus à l’aise avec les manifestations de la vie amoureuse et sexuelle des personnes accompagnées
  • Construire un contexte institutionnel et des repères partagés permettant de développer un accompagnement favorable à l’épanouissement amoureux et sexuel des personnes accompagnées
  • Acquérir des savoirs et savoir-faire adaptés en matière d’éducation à la sexualité et de prévention des risques afférents

CONTEXTE

Avec des parcours scolaires souvent chaotiques, les personnes accompagnées en ESAT ou EA, n’ont souvent pas de qualification et rencontrent des difficultés pour identifier, valoriser leurs compétences et mettre en oeuvre leur projet professionnel.
Dans une actualité intense concernant l’emploi des personnes handicapées (lois « travail », « avenir professionnel », développement de l’emploi accompagné, du CPF, de la VAE…), les professionnels peinent à saisir les différents dispositifs et leurs modalités de mise en oeuvre. Ils sont aussi parfois en
difficulté pour trouver un positionnement adapté pour accompagner les travailleurs dans leur parcours professionnel.
Le CREAI propose une formation pour remettre au coeur des parcours des personnes accompagnées leurs appétences et compétences professionnelles, faciliter l’appropriation par les professionnels des dispositifs le permettant et favoriser la professionnalisation et l’inclusion des ouvriers d’ESAT et d’EA.

OBJECTIFS

  • Comprendre les fondements de la professionnalisation et de l’inclusion des travailleurs d’ESAT et d’EA
  • Connaître les dispositifs de professionnalisation, de valorisation des compétences et d’aide à l’insertion professionnelle des travailleurs d’ESAT et d’EA
  • Comprendre les conseils de l’accompagnement au projet professionnel du travailleur et les facteurs de réussite de la démarche au sein de la structure

CONTEXTE

Le décret du 20 mai 2009 relatif à la formation, à la reconnaissance des savoir-faire et à la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) des travailleurs accompagnés en ESAT a conforté le principe de droit à compensation du handicap dans le cadre d’activités professionnelles.
Après des parcours scolaires souvent marqués par de mauvais souvenirs, les personnes travaillant en ESAT ou EA sont rarement diplômées. En Bourgogne-Franche-Comté, un dispositif d’accompagnement renforcé à la VAE leur permet, depuis 12 ans, de faire valoir leurs compétences acquises durant leurs activités et prétendre à des diplômes de droit commun.
La conduite d’une telle démarche nécessite un investissement conséquent de la part de la personne handicapée. Ainsi, le dispositif propose un soutien adapté à chaque candidat pour tenir compte des limitations d’activité liées à leur(s) déficience(s). Parmi les partenaires prenant place dans cet accompagnement, un référent est nommé au sein de l’ESAT ou l’EA pour suivre le travailleur dans sa démarche, l’aider à décrire ses activités, l’encourager… Ce référent doit trouver sa propre place dans la démarche : ne pas dire « à la place » du candidat, soutenir sa motivation, savoir interpeller les partenaires du dispositif…

 

OBJECTIFS

  • Comprendre les fondements du dispositif Access’VAE
  • Comprendre l’organisation du dispositif, le rôle des intervenants, les attendus pour la réalisation du dossier
  • Comprendre les étapes et conseils de l’accompagnement et de réussite de la démarche au sein de la structure

CONTEXTE

Les professionnels des ESAT sont amenés depuis plusieurs années à adapter leur organisation et leurs modalités d’accompagnement des ouvriers en situation de handicap : d’une part pour tendre vers des parcours plus inclusifs, d’autre part pour faire face à la concurrence du marché sur leurs secteurs d’activités.
Les fonctions des moniteurs d’ateliers se concentraient jusque maintenant essentiellement dans l’animation et l’organisation des activités de travail en interne et dans l’accompagnement des ouvriers au sein de l’atelier ou dans des prestations hors les murs.
Ces fonctions évoluent avec une place plus importante à considérer dans la participation au développement de parcours professionnels évolutifs des travailleurs, dans la valorisation du travail des ouvriers et dans le lien à renforcer avec les entreprises clientes. La mission des moniteurs devient ainsi plus globale et plus stratégique au sein et en dehors de l’ESAT. Leur position appelle ainsi à être accompagnée pour ne pas percevoir comme antinomique l’importance de l’accompagnement des ouvriers et celle de l’activité économique.
Le CREAI leur propose une formation pour comprendre le cadre législatif et les enjeux économiques des ESAT, les outils et dispositifs de professionnalisation et de valorisation des compétences des ouvriers et le positionnement adapté vers lequel tendre entre posture d’accompagnement et gestion de la production.

 

OBJECTIFS

  • Comprendre la vocation des ESAT, les enjeux économiques et les récentes évolutions législatives dans le secteur du travail adapté
  • Connaître les dispositifs de formation, de professionnalisation et d’aide à l’insertion professionnelle des travailleurs d’ESAT et d’EA
  • Comprendre la posture du moniteur d’atelier à l’équilibre entre encadrement du travail des ouvriers, participation à leur évolution professionnelle et développement économique de la structure

CONTEXTE

Certaines personnes vivent une altération de leur autonomie du fait de la maladie, du handicap ou du vieillissement. Le droit organise différentes modalités de protection juridique, judiciaires ou non.
Depuis 2007, ces mesures de protection ne concernent plus seulement le patrimoine mais également la personne elle-même. De nombreuses dispositions visent également à mieux respecter la volonté et les droits des majeurs protégés en distinguant notamment capacité juridique et possibilité de consentir.
La loi du 23 mars 2019 de réforme de la Justice comporte de nombreuses dispositions relatives à la protection des personnes vulnérables, qui touchent à tous les domaines de la protection, de la mise en place des mesures à leur contrôle, en intégrant le droit de vote et le mariage par exemple. La place des familles y est renforcée, à travers notamment le dispositif de l’habilitation familiale.
Cette diversité des modalités de protection nécessite, de la part des professionnels qui les accompagnent, de connaître et comprendre les principes, enjeux et conséquences de ces mesures de protection dans l’accompagnement au quotidien des personnes vulnérables.

 

 

OBJECTIFS

  • Connaître les règles juridiques de protection des majeurs
  • Identifier les incidences du cadre légal des mesures de protection des majeurs sur le travail des professionnels

CONTEXTE

Le secteur médico-social s’inscrit dans le cadre de changements importants dans les conceptions de l’accompagnement. L’accès à la vie sociale et citoyenne pour les personnes handicapées est l’une des ambitions de la loi du 11 février 2005 notamment avec l’introduction des concepts de compensation et d’accessibilité.

Le législateur engage donc la société dans un processus d’inclusion des personnes handicapées, qui s’accompagne d’un mouvement de désinstitutionnalisation. Il s’agit alors pour les professionnels de sortir de la logique d’établissement au profit d’accompagnements en milieu ordinaire par des services et des dispositifs. Les notions de partenariat et de complémentarité prennent alors tout leur sens.

Mais alors, comment travailler en équipe dans un service ? Comment se positionner auprès des personnes accompagnées et de leurs familles ? Comment développer un réseau de partenaires et quelle place peuvent-ils prendre dans cette nouvelle dynamique ? Le CREAI propose aux professionnels travaillant pour la première fois au sein d’un service d’aborder ces questions à travers cette formation.

OBJECTIFS

  • Connaître et comprendre les attentes des politiques sociales à l’égard d’un service en milieu ouvert
  • Adapter les pratiques professionnelles aux spécificités de l’accompagnement en milieu ouvert
  • Engager une réflexion sur les modalités d’organisation pratiques, techniques et méthodologiques du service concerné

CONTEXTE

Dans une perspective d’inclusion, les interventions sociales, médico-sociales ou sanitaires au domicile de la personne aidée ou soignée se développent et présentent des avantages manifestes pour l’intéressé, l’entourage et pour les professionnels concernés.
Mais elles soulèvent également des difficultés importantes, notamment l’intrusion dans l’espace personnel et familial avec des risques d’atteintes à l’intimité et à la vie privée de personnes vulnérables du fait de la maladie, d’une situation de handicap ou de difficultés sociales.
Par ailleurs, le professionnel intervenant à domicile connaît un contexte de travail qui peut être problématique de par la relative solitude de sa pratique, la confrontation à des contextes délicats ou dangereux et des préoccupations éthiques accentuées.
Dans le contexte particulier du confinement, de nouvelles formes d’intervention au domicile sont apparues ou se sont renforcées, s’opérant par l’entremise de contacts audio ou visio. Ces modalités d’intervention à domicile à distance ont leurs spécificités et sont appelées à se développer.
L’intervention à domicile, directe ou médiatisée, mérite donc d’être réfléchie quant à ses atouts et limites, mais aussi en ce qui concerne les objectifs, le cadre et les précautions souhaitables, de manière à ce que, quelle que soit sa forme, elle constitue une pratique de qualité.

 

 

OBJECTIFS

  • Tenir compte des enjeux de l’intervention au domicile pour les différents protagonistes
  • Connaître les atouts et les limites de l’intervention au domicile
  • Repérer les modalités d’interventions pertinentes selon leur nature

CONTEXTE

Plus de 8 millions de personnes de 16 ans ou plus aident de façon régulière et à domicile une ou plusieurs personnes de leur entourage pour des raisons de santé ou de handicap.

Les professionnels des structures médico-sociales sont donc régulièrement amenés à côtoyer les proches aidants. Ces derniers, de par leur place  particulière, acquièrent une connaissance privilégiée, complémentaire à celle des professionnels et de la personne aidée, de la situation de cette dernière. Cependant, il n’est pas aisé pour chacun de trouver sa juste place, avec des
situations qui peuvent être sources de désaccord et de conflits.

Comment comprendre ces situations et les prévenir ? En quoi la prise en compte des proches aidants peut permettre une reconnaissance des places de chacun, et ainsi un accompagnement adapté de la personne ? Quelles collaborations possibles ? Comment prévenir les risques d’épuisement qui peuvent aboutir à des ruptures ? Ce sont autant de questions que le CREAI
propose d’aborder dans le cadre de cette formation.

OBJECTIFS

  • Faire évoluer les représentations des professionnels à l’égard de la place des proches aidants
  • Identifier la place et le rôle du proche aidant dans l’accompagnement de la personne au regard de son projet personnalisé
  • Repérer la complémentarité entre les proches aidants et les professionnels
  • Prendre en compte les besoins et les attentes des proches aidants dans le respect des missions de la structure
  • Engager une réflexion collective sur les pratiques professionnelles pour en dégager des pistes d’amélioration

CONTEXTE

L’avancée en âge des personnes handicapées est une réalité concrète pour quasiment tous les ESMS accompagnant des adultes. Elle soulève de nouvelles problématiques en termes d’accueil et d’accompagnement.

Dans la logique du respect des parcours de vie mise en avant depuis plusieurs années et réaffirmée dans le rapport PIVETEAU et de la loi d’adaptation de la société au vieillissement, chaque étape doit être anticipée, préparée et accompagnée afin d’éviter des ruptures de parcours.

La prise en compte de l’avancée en âge implique par conséquent de mener une réflexion sur les pratiques professionnelles :
• comment identifier les signes du vieillissement  ?
• quels sont les besoins à prendre en compte ?
• quelles réponses l’établissement ou le service peut-il apporter tant au niveau individuel qu’institutionnel ?
• quels partenariats faut-il envisager ?

Cette formation permet d’alimenter la réflexion des professionnels à partir de leurs situations et préoccupations, tout en apportant des pistes pour l’action, afin de faire évoluer leurs pratiques d’accompagnement des personnes handicapées avançant en âge.

OBJECTIFS

  • Approfondir les connaissances de base sur le vieillissement et ses spécificités pour des personnes handicapées
  • S’approprier la recommandation de bonnes pratiques sur « l’adaptation de l’intervention auprès des personnes handicapées vieillissantes »
  • Améliorer les pratiques institutionnelles et professionnelles afin de mieux répondre aux besoins des personnes concernées

CONTEXTE

Longtemps, la majorité des personnes porteuses d’une déficience mourait avant leurs parents, mais l’augmentation de leur longévité les confronte désormais plus souvent à la perte de leurs parents et donc au fait de devenir orphelin. À cela, s’ajoutent les autres décès qui peuvent affecter ces personnes
(grands-parents, fratrie, camarade, compagnon, aidants professionnels…), et le fait qu’elles sont inégalement associées à l’événement et aux obsèques de leurs proches. Plus largement, leur vie est émaillée de pertes : renoncement à une vie « normale », trajectoire personnelle ou institutionnelle générant des ruptures de liens…
L’expérience du deuil peut fragiliser la personne handicapée tout en étant potentiellement porteuse de réaménagements positifs.
Les professionnels sont régulièrement confrontés à des situations de deuil, avec leurs éventuelles manifestations déroutantes, sans avoir toujours été préparés à déployer l’accompagnement adéquat.
De plus, un contexte de crise sanitaire peut venir limiter ou empêcher les contacts avec le mourant, la réalisation des rituels de deuils pour des décès qui surviennent dans un climat collectif d’angoisse, comme nous l’avons connu avec l’épidémie de la COVID-19.

 

OBJECTIFS

  • Être plus à l’aise pour accompagner et soutenir les personnes handicapées endeuillées, y compris en situation de crise
  • Connaître les besoins des personnes endeuillées
  • Savoir se situer à l’égard de l’entourage familial lors d’un décès
  • Anticiper et traiter l’impact collectif, institutionnel et/ou familial des décès affectant des personnes handicapées

CONTEXTE

L’augmentation de la longévité des personnes handicapées les conduit davantage à faire l’expérience de la maladie évolutive grave susceptible d’ajouter des incapacités à leurs déficiences antérieures et les amenant à mourir, à la suite d’une période ponctuée d’hospitalisations, de traitements lourds et parfois de décisions difficiles.
Mieux préparées à répondre au vieillissement des personnes qu’elles accompagnent, les équipes sont parfois en difficulté pour faire face à la maladie grave, à la fin de vie et au décès. Éprouvantes pour les intéressés, les familles, les autres résidents et les professionnels, ces situations requièrent des  connaissances cliniques spécifiques, des réorganisations institutionnelles, des collaborations et des repères partagés sur les plans éthique et juridique.
Le secteur médico-social est invité à développer au sein des établissements une démarche de soins palliatifs et à intensifier et organiser sa collaboration avec les services hospitaliers, les services d’hospitalisation à domicile, les équipes de soins palliatifs.
Cette formation peut être adaptée aux services, de manière à traiter des accompagnements de personnes vivant en milieu ordinaire, chez elles ou dans leurs familles.

 

OBJECTIFS

  • Connaître les besoins des personnes handicapées atteintes de maladies évolutives graves et/ou en fin de vie
  • Organiser les collaborations avec les acteurs de la santé et savoir construire la démarche palliative au sein de la structure
  • Savoir anticiper et traiter le retentissement de ces situations auprès de l’entourage et des professionnels eux-mêmes