Accompagnement et pratiques professionnelles

CONTEXTE

Une bonne connaissance des spécificités de la population accueillie fonde l’action des équipes des différents secteurs (social, médico-social et sanitaire) et constitue un préalable nécessaire à un accompagnement de qualité. Les personnels des services généraux, administratifs et les personnels recrutés sans formation spécifiques dans ces structures sont quotidiennement au contact des personnes accompagnées. Toutefois, ils ne disposent pas toujours des connaissances précises sur les situations de handicap leur permettant d’adapter leur communication et leurs attitudes aux spécificités de l’accompagnement des personnes en situation de handicap. Cette formation leur permet d’améliorer la cohérence de leur pratique avec celle de l’ensemble de l’équipe, avec comme priorité la qualité du service rendu aux personnes en situation de handicap.

OBJECTIFS

  • Connaître les bases de la politique sociale du handicap
  • Comprendre l’approche situationnelle du handicap
  • Se familiariser avec les différents types de handicap
  • Mieux appréhender leurs rôles dans l’accompagnement des personnes handicapées
  • Faciliter la relation aux personnes handicapées

CONTEXTE

Le concept de bientraitance des personnes accompagnées, qu’elles soient en situation de handicap ou en difficultés sociales, est certes mis en avant par de nombreux textes de loi et porté par les associations gestionnaires et d’usagers, mais ne va pas sans poser certaines questions en termes d’application concrète dans les structures. La promotion de la bientraitance ne saurait se confondre ou se limiter à la prévention de la maltraitance. Le principe de bientraitance repose évidemment sur le respect des droits et libertés fondamentales de chacune des personnes accompagnées et ce, quelle que soit la lourdeur de leurs difficultés, mais va au-delà. Elle s’inscrit dans une logique proactive, à définir au sein de chaque structure. Traduire ces principes dans les pratiques quotidiennes et dans l’organisation du travail suppose de concilier des logiques potentiellement contradictoires telles que l’individuel et le collectif, le respect de l’autonomie de la personne accompagnée et les obligations de protection et nécessite un travail de définition d’une politique commune en la matière.

OBJECTIFS

  • Se doter de repères cohérents et partagés en matière de bientraitance
  • Connaître les différents droits des personnes accompagnées et ce qui fait obstacle à leur application
  • Appréhender comment donner une réalité à la liberté de choix des personnes accompagnées
  • Aider les professionnels à résoudre les problèmes concrets que pose l’application des droits des personnes accompagnées à travers une posture adaptée
  • Définir des stratégies de promotion de la bientraitance en installant une vigilance dans la pratique quotidienne

CONTEXTE

Face à la prolifération actuelle des écrits, longtemps absents du secteur social et médico-social, les professionnels peuvent se sentir dépassés par la nature, la portée et les enjeux de ces publications, notamment des recommandations. Et ce, d’autant plus que leur nombre est important et leurs sources variées : Agence Nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements sociaux et médico-sociaux (ANESM) qui aujourd’hui rejoint la Haute Autorité de Santé (HAS), Agence Nationale d’Appui à la Performance (ANAP) et autres organismes. L’appropriation de ces recommandations ne va donc pas de soi et nécessite, au-delà de leur analyse, de répondre à certaines questions préalables telles que : comment sont-elles élaborées ? Ont-elles une valeur réglementaire ou normative ? Comment les utiliser en fonction de son statut (personnes accompagnées, familles, professionnels des ESSMS, administrateurs…) ? Comment les mettre en œuvre et assurer leur diffusion au sein des établissements et services sociaux et médico-sociaux ?

OBJECTIFS

  • Connaître et comprendre les modalités d’élaboration de ces recommandations, ainsi que leur fonction
  • Connaître les recommandations de son secteur d’activité et leur contenu (choix des recommandations à définir en amont)
  • Savoir les utiliser dans la pratique quotidienne, dans le cadre des évaluations, de montage de projets…

CONTEXTE

Dans sa définition du handicap, la loi du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » mentionne les origines psychiques de certaines situations de handicap. Des prestations du champ du handicap bénéficiaient déjà à certaines personnes au titre des conséquences de leur maladie psychiatrique, mais cette reconnaissance constitue une avancée pour la prise en compte des besoins de soins et d’accompagnement social et médico-social des personnes présentant un handicap d’origine psychique, qu’elles soient enfants ou adultes. Dans le cadre de l’élaboration de plans personnalisés de compensation, de projets d’établissements accueillant ces personnes ou de projets personnalisés d’accompagnement, les professionnels sont amenés à identifier les besoins de ces personnes et à construire des réponses appropriées dans les différentes dimensions de leur vie (santé, formation, activité professionnelle, activités quotidiennes et sociales, logement, etc.). Or, les particularités des attentes et besoins des personnes présentant des troubles psychiques invalidants rendent ce travail complexe en raison de la nature et de la labilité des troubles, du rapport que ces personnes entretiennent avec leurs difficultés, mais aussi des discriminations dont elles font l’objet.

OBJECTIFS

  • Développer la connaissance du handicap d’origine psychique
  • Améliorer les projets et les réponses en faveur des personnes présentant un handicap d’origine psychique

CONTEXTE

La souffrance psychique connaît une grande diversité d’expression et de causes. Sa présence, surtout lorsqu’elle se manifeste par des troubles psychiques caractérisés perturbe l’entourage, y compris les aidants professionnels. Les professionnels ont à composer avec les troubles psychiques que manifestent les personnes qu’ils accompagnent, à la fois pour protéger ces personnes des effets délétères de leurs troubles pouvant les mettre en danger (violence, addictions, tentative de suicide), pour rendre vivable la cohabitation avec d’autres publics dont ils s’occupent et pour rester aidant à l’égard de la personne concernée. Or les troubles psychiques perturbent la relation d’aide et font courir le risque de développer des attitudes contre-productives.

OBJECTIFS

  • Développer sa connaissance des troubles psychiques et de leurs conséquences
  • Gagner en aisance dans la relation aux personnes présentant des troubles psychiques et en efficacité dans la gestion des incidents
  • Développer sa capacité à être aidant dans un contexte de troubles psychiques de la personne aidée

CONTEXTE

L’existence d’une sexualité des personnes vulnérables et sa légitimité sont désormais bien admises. Que ce soit pour les jeunes ou pour les adultes, la place accordée à ces questions par les équipes des ESSMS s’est transformée sous l’influence de conceptions plus attentives aux libertés individuelles, de repères législatifs rappelant le droit à la vie privée, du développement du souci de favoriser l’auto-détermination des personnes, ainsi que de modifications récentes du contexte (réseaux sociaux, offre de services sexuels, revendications d’associations d’usagers dans ce domaine). Toutefois, la prise en compte de la vie intime des personnes accompagnées soulève des questions juridiques, éthiques, cliniques et pratiques, notamment en établissement. Et les moyens ne sont pas toujours mis en place pour favoriser l’accès à une vie amoureuse et sexuelle satisfaisante et une protection contre les risques. Le positionnement des professionnels a besoin d’être alimenté par des connaissances et soutenu par l’élaboration de repères partagés face à une question impliquante.

OBJECTIFS

  • Permettre aux professionnels de se sentir plus à l’aise avec les manifestations de la vie amoureuse et sexuelle des personnes accompagnées
  • Construire un contexte institutionnel et développer un accompagnement favorable à l’épanouissement amoureux et sexuel des personnes accompagnées avec des repères partagés
  • Transmettre des savoirs et savoir-faire adaptés en matière d’éducation à la sexualité et de prévention des risques afférents

CONTEXTE

Le secteur médico-social s’inscrit dans le cadre de changements importants dans les conceptions de l’accompagnement. L’accès à la vie sociale et citoyenne pour les personnes handicapées est l’une des ambitions de la loi du 11 février 2005 notamment avec l’introduction des concepts de compensation et d’accessibilité. Le législateur engage donc la société dans un processus d’inclusion sociale, qui s’accompagne d’un mouvement de désinstitutionnalisation. Il s’agit alors pour les professionnels de sortir de la logique d’établissement au profit d’accompagnements en milieu ordinaire par des services et des dispositifs. Les notions de partenariat et de complémentarité prennent alors tout leur sens. Mais comment développer un réseau de partenaires et quelle place peuvent-ils prendre dans cette nouvelle dynamique ? Comment travailler en équipe dans un service en milieu ouvert ? Comment se positionner auprès des personnes accompagnées et de leurs familles ?

OBJECTIFS

  • Connaître et comprendre les attentes des politiques sociales à l’égard d’un service en milieu ouvert
  • Adapter les pratiques professionnelles aux spécificités de l’accompagnement en milieu ouvert
  • Engager une réflexion sur les modalités d’organisation pratiques, techniques et méthodologiques du service concerné

CONTEXTE

Longtemps, la majorité des personnes porteuses d’une déficience mourait avant leurs parents, mais l’augmentation de leur longévité les confronte désormais plus souvent à la perte de leurs parents et donc au fait de devenir orphelin. À cela, s’ajoutent les autres décès qui peuvent affecter ces personnes (grands-parents, fratrie, camarade, compagnon, aidants professionnels,…), et le fait qu’elles sont inégalement associées à l’événement et aux obsèques de leurs proches. Plus largement, leur vie est émaillée de pertes : renoncement à une vie « normale », trajectoire personnelle ou institutionnelle générant des ruptures de liens,… Alors qu’il existe de nombreux travaux sur le deuil, l’expérience spécifique des personnes porteuses d’une déficience dans ces circonstances est encore peu connue et peu prise en compte dans les pratiques. Or, cette expérience peut fragiliser la personne handicapée tout en étant potentiellement porteuse de réaménagements positifs. Les professionnels sont régulièrement confrontés à des situations de deuil, avec leurs éventuelles manifestations déroutantes, sans avoir toujours été préparés à déployer l’accompagnement adéquat.

OBJECTIFS

  • Être plus à l’aise pour accompagner et soutenir les personnes handicapées endeuillées
  • Savoir se situer à l’égard de l’entourage familial lors d’un décès
  • Pouvoir anticiper et traiter l’impact collectif et institutionnel des décès affectant des personnes handicapées

CONTEXTE

L’avancée en âge des personnes handicapées est une réalité concrète pour quasiment tous les ESMS accompagnant des adultes. Elle soulève de nouvelles problématiques en termes d’accueil et d’accompagnement. Dans la logique du respect des parcours de vie mise en avant depuis plusieurs années et réaffirmée dans le rapport PIVETEAU et de la loi d’adaptation de la société au vieillissement, chaque étape doit être anticipée, préparée et accompagnée afin d’éviter des ruptures de parcours. La prise en compte de l’avancée en âge implique par conséquent de mener une réflexion sur les pratiques professionnelles : • comment identifier les signes du vieillissement et les traduire en termes de besoins ? • quelles réponses apporter tant au niveau individuel qu’institutionnel ? Cette formation permet d’alimenter la réflexion des professionnels à partir de leurs situation et préoccupations tout en apportant des pistes pour l’action, afin de faire évoluer leurs pratiques d’accompagnement des personnes handicapées avançant en âge.

OBJECTIFS

  • Approfondir les connaissances de base sur le vieillissement et ses spécificités pour des personnes handicapées
  • S’approprier la recommandation de bonnes pratiques de l’ANESM sur « l’adaptation de l’intervention auprès des personnes handicapées vieillissantes »
  • Améliorer les pratiques institutionnelles et professionnelles afin de mieux répondre aux besoins des personnes concernées

CONTEXTE

L’augmentation de la longévité des personnes handicapées les conduit davantage à faire l’expérience de la maladie évolutive grave susceptible d’ajouter des incapacités à leurs déficiences antérieures et les amenant à mourir, à la suite d’une période ponctuée d’hospitalisations, de traitements lourds et parfois de décisions difficiles. Mieux préparées à répondre au vieillissement des personnes qu’elles accompagnent, les équipes sont parfois en difficulté pour faire face à la maladie grave, à la fin de vie et au décès. Éprouvantes pour les intéressés, les familles, les autres résidents et les professionnels, ces situations requièrent des connaissances cliniques spécifiques, des collaborations et des repères partagés sur les plans éthique et juridique. Le secteur médico-social est invité à développer au sein des établissements une démarche de soins palliatifs et à intensifier et organiser sa collaboration avec les services hospitaliers, les services d’hospitalisation à domicile, les équipes de soins palliatifs.

OBJECTIFS

  • Améliorer l’accompagnement des personnes handicapées atteintes de maladies évolutives graves et/ou en fin de vie
  • Organiser les collaborations avec les acteurs de la santé et construire la démarche palliative au sein de la structure
  • Anticiper et traiter le retentissement de ces situations auprès de l’entourage et des professionnels eux-mêmes

CONTEXTE

Certaines personnes vivent une altération de leur autonomie du fait de la maladie, du handicap ou du vieillissement. Le droit organise différentes modalités de protection juridique. Depuis 2007, ces mesures de protection ne visent plus seulement le patrimoine mais également la personne elle-même. Chaque mesure doit être adaptée par les magistrats, au plus près des besoins de la personne. De nombreuses dispositions visent également à mieux respecter la volonté et les droits des majeurs protégés en distinguant capacité juridique et possibilité de consentir. La place des familles est renforcée, notamment avec les nouveaux dispositifs d’habilitation familiale. Enfin, il est désormais possible d’anticiper l’avenir avec le mandat de protection future. Cette diversité des mesures nécessite, de la part des professionnels qui les accompagnent, de connaître et comprendre les principes, enjeux et conséquences de ces mesures de protection dans l’accompagnement des personnes au quotidien.

OBJECTIFS

  • Connaître les règles juridiques de protection des majeurs
  • Identifier les incidences du cadre légal des mesures de protection des majeurs sur le travail des professionnels

CONTEXTE

L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant. Elle appartient aux parents […] pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, […] ». (C.civ., art. 371-1 al. 1). Elle est conférée aux père et mère afin d’assurer les devoirs de protection, d’éducation et d’entretien qui leur incombent. Dans le cadre des mesures de protection de l’enfance, les parents restent titulaires de tous les attributs de l’autorité parentale qui ne sont pas inconciliables avec la mesure. Prendre en compte les titulaires de l’autorité parentale est donc indissociable de l’accompagnement de l’enfant : les parents sont partie prenante des actions menées à l’égard de leur enfant, sauf décision judiciaire contraire. Ces principes sont affirmés depuis les lois de 2002 et confortés par la réforme de la protection de l’enfance de 2016. Cependant, respecter la place des parents, tout en ayant une mission de protection des enfants, peut s’avérer d’une grande complexité pour les professionnels, tant au début du placement qu’au cours de celui-ci.

OBJECTIFS

  • Connaître le cadre juridique relatif à l’autorité parentale
  • Clarifier les rôles respectifs des parents et des professionnels dans le cadre des mesures de protection de l’enfance
  • Appréhender les évolutions possibles du statut juridique de l’enfant

CONTEXTE

Le décret du 20 mai 2009 relatif à la formation, la reconnaissance des savoir-faire professionnels (RSFP) et la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) des travailleurs accompagnés en ESAT a conforté le principe de droit à compensation du handicap dans le cadre d’activités professionnelles. Plus globalement, un ensemble de dispositif existe désormais pour promouvoir la professionnalisation des personnes avec divers accompagnements vers la formation et l’emploi. Après des parcours scolaires souvent chaotiques, les personnes travaillant en ESAT ou EA sont rarement diplômées. En Bourgogne– Franche-Comté, un dispositif d’accompagnement renforcé à la VAE leur permet de faire valoir leurs compétences acquises durant leurs activités et prétendre à des diplômes de droit commun. La conduite d’une telle démarche nécessite un investissement conséquent de la part de la personne handicapée. Ainsi, le dispositif propose un soutien adapté à chaque candidat pour tenir compte des limitations d’activité liées à leur(s) déficience(s). Parmi les partenaires prenant place dans cet accompagnement, un référent est nommé au sein de l’ESAT ou l’EA pour suivre le travailleur dans sa démarche, l’aider à décrire ses activités, l’encourager, etc. Ce référent doit trouver sa propre place dans la démarche : ne pas dire « à la place » du candidat, soutenir sa motivation, savoir interpeler les partenaires du dispositif, etc.

OBJECTIFS

  • Appréhender les dispositifs de professionnalisation et d’aide à l’insertion professionnelle des travailleurs d’ESAT et d’EA
  • Comprendre les fondements du dispositif d’accès à la VAE
  • Comprendre l’organisation du dispositif, le rôle des intervenants, les attendus pour la réalisation du dossier
  • S’approprier les étapes et conseils de l’accompagnement et favoriser la réussite de la démarche au sein de la structure

CONTEXTE

Les parents, ou plus largement la famille, sont des acteurs importants de l’accompagnement à conduire auprès des personnes accompagnées dans l’ensemble du secteur social et médico-social, avec des modulations et des spécificités selon les missions des structures et le public accompagné. La législation positionne les familles comme interlocuteurs légitimes et définit les droits de ses membres. Le professionnel intervenant auprès des familles prend place dans un jeu de relations complexes et doit trouver sa propre place. Des tensions peuvent exister au cœur de ces relations, précédant souvent le travail à conduire, mais pouvant aussi naître et/ou s’exprimer à cette occasion. Pour créer une situation bénéfique, la situation initiale est à examiner avec attention pour mettre en place l’accompagnement de la famille et de la personne accompagnée et l’ajuster au fil de son déroulement. Les outils d’analyse peuvent être trouvés dans différentes références théoriques. L’histoire de la famille et le contexte socio-économique, culturel et environnemental sont à prendre en compte. Et bien entendu, le rapport entre aidants professionnels et aidants familiaux est toujours à questionner selon la mission de la structure et le projet institutionnel.

OBJECTIFS

  • Comprendre les relations établies entre les protagonistes en présence
  • Comprendre les enjeux et les éléments significatifs de la situation et de l’histoire familiale et les difficultés énoncées
  • Se situer dans la relation d’aide avec les familles
  • Comprendre les points de tension et identifier les possibilités de changement