Rapport d'activité 2016 du CREAI

 

C’est une année particulière pour le CREAI Bourgogne-Franche-Comté et pour son Président notamment… Une année de transition puisque la Directrice part à la retraite.


Il n’est pas facile de changer. Nous avions avec Martine LANDANGER une connivence politique et organisationnelle à toute épreuve. Nous avons su trouver un équilibre et le CREAI a, je pense, bénéficié de cette manière de fonctionner.


Pour ce message, je voudrais associer Maurice Bollard et Pierre Bodineau, avec lesquels Martine a travaillé, ainsi que tous les membres du Bureau et du Conseil d’Administration.


Nous avons, au cours de cette année 2016, préparé son remplacement. Au terme d’une période de sélection des candidats, le Conseil d’Administration a décidé de proposer à Mathilde BIBOUDA de succéder à Martine. Depuis début janvier 2017, un travail est engagé pour assurer la continuité dans ce contexte de changement.

En 2016, nous avons poursuivi le travail avec la Franche-Comté, nous avons répondu aux sollicitations des établissements et services, nous avons ouvert notre CA aux organismes gestionnaires et autres acteurs de ce territoire. Ce n’était pas évident, il nous faut poursuivre ce travail de rencontre pour asseoir un CREAI Bourgogne-Franche-Comté.
Permettez-moi maintenant d’insister sur quelques points qui me paraissent essentiels aujourd’hui, tels que je les ai perçus au cours de cette année :


- D’abord les problèmes posés par le vieillissement des personnes vulnérables et celui du vieillissement de leurs parents. C’est un véritable sujet de vie en société ! Comment prendre en compte cette situation ? Nous nous retrouvons là, au coeur du débat sur la désinstitutionalisation.

- Au-delà de la question centrale de gestion financière, demeurent les situations humaines à régler. C’est avec beaucoup d’humilité et avec nos valeurs humanistes qu’il nous faut appréhender la gestion de ces évolutions.

- Puis la question, cette année, de la prise en compte de la vie affective et sexuelle des personnes vulnérables avec le remarquable rassemblement en décembre dernier des personnes concernées et des professionnels qui les accompagnent au quotidien. Mais la directrice et l’équipe du CREAI en parleront mieux que moi !

- Et je n’oublie pas les relations tissées avec les professionnels des établissements et leurs dirigeants, les commissions régionales et les réunions nationales.

Quelle activité et quelle richesse des sujets abordés ! Notre CREAI existe par les compétences de son équipe, son professionnalisme et sa convivialité. Nous portons attention à la diversité des situations de vie des personnes vulnérables et des structures qui apportent des réponses appropriées. A notre place, juste à notre place de « lieu tiers », formule rappelée régulièrement par Martine LANDANGER, nous contribuons activement à l’amélioration de la situation de ces personnes et apportons notre appui aux structures et aux professionnels qui se dévouent journellement pour faire avancer notre acceptation des différences qui font de nous des citoyens du monde.

Nous avons dialogué avec d’autres acteurs de notre région, que ce soit la MSH ou l’URIOPSS, l’IRTESS de Bourgogne, l’IRTS de Franche-Comté, et des organismes gestionnaires. Nous sommes en collaboration pour construire ensemble des réponses aux situations que nous rencontrons et que vous rencontrez également.

Et puis le CREAI est un lieu formateur. Pour ma part, je suis allé voir le film « Patients » avec un autre regard, pas un regard de cinéphile mais un regard sur les réponses apportées par les personnes vulnérables à leur situation, ainsi que leurs souhaits, leurs désirs. Avec beaucoup d’humilité, je me dis que cette société devrait mieux communiquer, regarder et construire « le vivre ensemble » avec les personnes vulnérables. Notre société est multiple, complexe, mais elle est surtout riche de sa diversité si nous savons la regarder avec bienveillance.


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